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Histoires D'un Soir

Osez Lire Différemment...

Drug-Dealer

Publié le 10 Juin 2013 par Florian R. in drogue, argent, j'allais dire un truc mais ça va gacher le suspense

Drug-Dealer

Je m'appelle Jackson Brown et ceci est mon histoire.
New York , 10.22.93, 2:33am c'est à ce moment là qu'à débuté ce qui pour ma mère était la concrétisation d'un rêve et pour moi, le début d'un cauchemar. Enfin selon ce qu'il y a d'inscrit sur mon acte de naissance car je dois vous avouer que ce serait des excuses de prétendre que quelques minutes de différences ont changé quelque chose à ce que je suis aujourd'hui.

Pour resituer le contexte, je me dois de placer quelques mots pour cette bonne ville de New York. Ville parfaite pour la plupart des gens à travers l'image qu'il reçoivent par les médias, concrétisation du fameux "american dream" , je dois vous dire que c'est peut être vrai je ne sais pas mais je n'aurait probablement pas la chance d'en faire parti. En effet si je vis bien à New York, celle qu'on appelle la grosse pomme ce fait appeler ici la pomme pourrie. Le quartier de Bedford–Stuyvesant, Bed-Stuy pour les intimes n'a rien à voir avec tout ces endroits où on a pu apercevoir Hugh Grant rouler des pelles à des meufs à la fin de ses films.

Ici, la plupart des jeunes comme moi naissent a l’hôpital publique pour y mourir une vingtaine d'années plus tard. Ce constat cruel je l'ai malheureusement réalisé bien trop tard.. J'aurais tellement aimé vivre à Paris, la ville lumière où tout est plus facile.. Voila maintenant qu'on a replacé ceci je peux donc commencer à vous parler de moi parce que mine de rien "Je m'appelle Jackson Brown et ceci est mon histoire".

J'ai eu une enfance pauvre mais je n'es pas à me plaindre parce que on ne peut pas vraiment prétendre à autre chose dans ce trou oublié du gouvernement. Après ça va peut être faire un peut cliché de chansons de rap façon T.I. ou Biggie mais j'ai eu un parcours assez banal, j'ai grandi entre la drogue et la violence, la moitié de mes potes sont soit mort soit en prison. Moi ma mère à toujours fait au mieux pour me préserver de tout ça mais faire de son mieux, c'est établi que ça n'a jamais été suffisant à Bed-Stuy.

Je dois dire que sa malgré tout bien fonctionné pendant un temps, j'étais un bon élève et un bon fils mais la vie m'as rattrapée.. A treize ans, j'aspirais à devenir autre chose, quelqu'un de grand. Je voyais les adultes soit se battant contre les huissiers, dans tout les sens du terme (il y en a même qui ont pris perpète et d'autres qui ont tué leur femme mais là je soupçonne que ce ne soit qu'un prétexte) soit trainer dans la rue avec un bouteille à la main ou à la recherche de dope, tout juste remis de ce qu'ils avaient du faire pour obtenir la dose précédente.

C'est ainsi qu'à l'age de quinze ans et poussé par le poids des responsabilités qui s'amenait doucement avec les trois mois de grossesse de ma copine, je devenais vendeur de drogue. Quand on entend partout que l'école c'est important, c'est pas des conneries car ayant appris quelques notions de marketing que j'ai gracieusement appliqué au business, je suis rapidement passé du petit qui débute au petit indispensable aux affaires (oui il ne s'est passé qu'un an j'ai pas grandi tant que ça sur le plan physique).

J'ai donc pu m'acheter une maison, subvenir aux besoins de ma petite amie et de mon deuxième enfant, payer la pension alimentaire du premier, le tout en vivant confortablement. Mais tout cela avait un prix, les jaloux, les rivaux et le quartier à fait que j'ai souvent été visé par les balles mais jusque là sans ne jamais avoir été touché, comme si une force supérieure veillait sur moi, ce qui n'a malheureusement pas été le cas des neuf potes que j'ai perdu cette année..

Aujourd'hui j'ai un pressentiment bizarre mais c'est pourtant une journée normale, je m'occupe des affaires. 5:42pm, un pote et également associé de business me donne rendez-vous en bas de son block parce qu'il à quelque chose à me dire, le genre de chose qu'on ne dis pas par téléphone.

Je le retrouve et il m'explique avec un air fier qu'il est parti faire une décente dans un quartier voisin et qu'il à baisé une partie de leur trafic et donc qu'on va pouvoir se faire beaucoup plus de tune maintenant avec le notre. Avant même de pouvoir lui exposer ma vision et lui faire comprendre qu'il n'aurait jamais du faire ça, une voiture noire s'avançait vers nous à vive allure et il n'as pas fallu attendre que les vitres se baissent et laissent apercevoir le bout de leurs AK pour me rendre compte de ce qu'il allait se passer.

La voiture s'en allait aussi vite qu'elle était venu et je jetais un coup d’œil en direction de mon pote qui par chance était indemne , ce qui malheureusement n'étais pas mon cas. Touché à cinq reprises je perdais lentement connaissance. Je compris alors ce moment dans les films où les gens se repassent leur vie dans leur tête avant de mourir. Je mourus le sourire au lèvre car ma dernière pensée contredisait ce que je venais de vous dire j'avais dix-neuf ans et j'aurai pas cette "chance" de passer par l’hôpital publique. Le comble de l'histoire c'est que pour une fois cette attaque ne m'étais pas destinée...

Florian R.

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