Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Histoires D'un Soir

Osez Lire Différemment...

Le Masturbateur

Publié le 15 Mai 2013 par Florian R. in masturbation, dépendance, fight club

Le Masturbateur

C'est pas vrai! C'est encore tout mouillé! Et me voila à 6h37 (soit le milieu de ma nuit) en train d'essuyer mes draps pour la troisième fois de la semaine. Je tiens à préciser pour tout ceux qui se le demandent qu'on est seulement jeudi.. Je me lève et marche d'un pas déterminé en direction de l'ordinateur bien décidé à trouver une bonne fois pour toute une solution à mon problème.

Suite à 45 minutes de recherche intensive je décide d'abandonner après que le seul conseil plausible qu'il m'est été donné soit d'augmenter mon activité sexuelle. Tiens c'est pas con tout sa si je me vide les couilles dans quelqu'un ou quelque chose (haha mystère sur mes préférences sexuelles!) sa m'évitera de le faire dans mon lit.. Que des conneries je sais bien que personne ne s’intéressera jamais à moi..

Je décide donc d'appeler un pote pour demander conseil et il finir par me dire que sa lui est également arrivé et qu'en commençant à se masturber il passait maintenant des nuits paisibles. Il conclut en me listant ses préférences en matière de sites pornographiques. Sa ne s’arrêtait plus, qui aurait penser qu'il y en existait autant, tous regorgeant d'ingéniosité dans leur intitulé généralement construit à base de jeux de mots et étrangement parfois également de nom d'animaux.

Deux jours et trois branlettes plus tard, toujours aucun effet et des draps toujours autant mouillés. Hum il va vraiment falloir que je les change un de ces jours... Deux mois plus tard, mon problème persiste et en plus je suis devenu accro.. Je décide donc de m'inscrire à un groupe de soutien sans vraiment de nom mais que j'aime à appeler les B.A. pour Branleurs Anonymes. Tout ce petit groupe se réunissait deux fois par semaine, le mardi et le vendredi soir afin que chacun puisse nous compter ses nouveaux déboires avec son membre.

J'aimais bien le principe car j'avais un peu l'impression d’être comme Edward Norton dans Fight Club. D'ailleurs si ma vie était un film, il se serait appelé "Fight Club de la branlette" avec sur l'affiche en dessous du titre en tant que légende: "pour pouvoir reprendre sa vie en main il a du lâcher ce qu'il tenait" Putain je suis inspiré aujourd'hui j'suis chaud je vais m'battre une douce tiens!

J'ai fait vite parce que je savais que vous attendiez la suite de l'histoire. Après avoir assisté à la première séance du groupe bien qu'étant venu en tant qu' "observateur" il s'est passé quelque chose de magique, j'ai dormi comme un bébé et surprise à mon réveil les draps étaient aussi secs que la chatte de Jeanne Calment!

Je décidais donc de poursuivre ma "masturbation therapy" (dit en anglais sa fait plus classe) et à la vue du grand nombre de gens ayant rejoint les B.A. , ils décidèrent quelques temps plus tard d'augmenter le nombre des séances à trois par semaine, le lundi, le mercredi et le vendredi soir. C'est avec une grande joie que j'assisterai à toutes les séances afin d'entendre ce que ces branleurs ont à dire.

Je dois dire qu'outre tout les témoignages plus ou moins marquants je venais aussi car j'aimais ce rituel de fin qui consistait à se prendre les uns les autres dans nos bras (encore une similitude tiens!) et qui selon notre guide servait à augmenter les contacts physiques entre hommes pour après faire de même avec les femmes. Au milieu de tout ces gens qui se racontaient comment ils se faisaient pleurer le cyclope, comment ils se dégoupillaient la bombinette, comment ils se scalpaient le mohican ou encore les divers façons qu'ils avaient de se border l'insomniaque, j'étais le seul à n'avoir encore jamais raconté mon histoire et je sentais que c'était pour ce soir.

J'avais le trac, une sorte de peur infondé sur le fait que tout le monde allait se lever pour se moquer de moi et de mes petites occupations personnelles (comme si qu'ils avaient mieux à faire) mais trop tard j'ai déjà demandé à prendre la parole, pu aucune marche arrière possible.. Allez je vous laisse, il faut que je leur raconte comment je passe mon temps à me graisser le calibre 12!

Florian R.

Commenter cet article